Portfolio ingénierie culturelle

Voici mon livre d’images!

Je vous invite à ce petit plongeon temporel et engagé. Les planètes s’alignent en 2017…

Je vous présente mes réalisations, accompagnements et partage mes résultats de recherche:

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Passionnée par la culture, les arts et le sport depuis mon enfance, j’ai, tout d’abord, placé ma sensibilité face à de nombreuses œuvres et imaginaires. Puis, j’ai voulu apporter mon soutien, ma solidarité à la création, à l’émergence en accompagnant, en m’intéressant à des porteurs de projets, acteurs associatifs, artistes et artisans.

Pendant trois décennies, j’ai nourri mes connaissances, savoirs et ma curiosité, enrichi mon parcours d’une diversité de rencontres et de situations.

Ce n’est qu’ ensuite, en 2018, que j’ai institutionalisé mon parcours avec la validation d’un grade universitaire. En parallèle, en 2016, je me suis formée aux questions environnementales et j’ai développé mes savoirs sur les questions de société.

Depuis 10 ans, je ne cesse de mettre à jour et d’approfondir ces savoirs afin de pouvoir répondre au plus près aux situations, les analyser, proposer des actions en phase et permettre l’anticipation.

En quelques dates clés

J’ai accompagné des porteurs de projets artistiques et culturels (compagnie de théâtre, auteurs, artistes) à partir de 2012. J’ai moi-même écrit et crée des projets dès 1996. J’ai commencé à créer un univers numérique en 2009 en devenant blogueuse, nourri une suite plus approfondie à partir de novembre 2013.

Depuis cette date, je n’ai cessé de mettre en ligne, de présenter, de tester des projets de création, via des sites et plateformes (WordPress (X3 sites), Tumblr, Pinterest, FB, Instagram, Flickr, Behance, Calaméo) soit 13 ans de présence et d’investissement numériques.

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Après un deuxième cycle universitaire complet, j’ai entrepris et réussi un Master en direction de projets et/ d’établissements culturels à l’Université de Rouen Normandie de 2016/2018 avec mention bien.

Au fil de mes territoires d’habitation, j’ai développé un fort intérêt pour les sciences politiques, notamment vis à vis des politiques culturelles, environnementales et sociétales menées par les différentes strates: Région, Département, Métropole et commune, vis à vis de leurs compétences.

La Loi NOTRe a été le sujet principal de mon mémoire de fin d’études. J’ai, en effet, souhaité interroger et analyser la programmation culturelle et artistique à l’aune de cette loi pour Rouen, ville et Métropole.

Loi portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe)

« Promulguée le 7 août 2015, la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) confie de nouvelles compétences aux régions et redéfinit les compétences attribuées à chaque collectivité territoriale. Il s’agit du troisième volet de la réforme des territoires après la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles et la loi relative à la délimitation des régions de 2015.

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Durant la période 2016/18, j’ai effectué deux missions pour l’Université de Rouen Normandie(management culturel transversal) en tant que médiatrice culturelle et coordinatrice de projet culturel pour l’important projet culturel, patrimonial et scientifique « Duchamp dans sa ville« .

Ce projet multi partenarial, spécial Marcel Duchamp, s’est construit autour d’un colloque, d’une grande exposition au Musée des Beaux Arts de Rouen et d’une programmation très riche, volontairement pluridisciplinaire et hors les murs durant toute l’année 2018 à Rouen et sa Métropole. A ce titre, j’ai, aussi, participé au livre « Avoir un apprenti dans le soleil » aux Presses Universitaires Rouen Le Havre.

De 2019 à 2020, J’ai soutenu un projet à impact pour lequel j’ai pensé la programmation, assuré la communication et proposé des animations et des temps de rencontre sociétaux, environnementaux et culturels. J’ai pu, ainsi, poursuivre le diagnostic de territoire impulsé pour mon mémoire et pousser le travail de recherches et d’actions à partir des problématiques et des accès aux droits des territoires dits péri-urbains. Pour ce projet, j’ai crée un site internet, une page FB, un groupe FB, un profil Instagram, rédigé des articles informationnels.

J’ai mis en ligne, gratuitement, mes recherches environnementales au regard des différents types de pollution présentes et la mise en danger possible pour les habitants des territoires du projet. Ce projet sera mis en grande difficulté à partir de l’accident industriel de Lubrizol en septembre 2019.

2020/21. Période Covid- je suis à l’écriture et à la conception de deux ouvrages qui mêlent photographies et sociologie de la culture. Je rédige de nombreuses chroniques culturelles sous la forme de pastilles de vulgarisation de savoirs proposées en ligne en accès libre. J’effectue un travail de sensibilisation au matrimoine.

A partir de mon arrivée en Haute-Vienne, fin 2021, je ne ménage pas mes efforts pour rencontrer de nombreux acteurs, opérateurs culturels, élus, habitants et faire plus ample connaissance avec les constats, besoins et identifier les manques et les failles.

Je définis les contours d’un projet associatif Loi 1901 depuis l’écriture du projet jusqu’à sa communication. Ma volonté réside en la ré interrogation d’un territoire rural vécu quand on est une femme. Nous sommes, en effet, 11 millions à vivre à la campagne, 45% de ces 11 millions sont inactives. Je prends connaissance des différents travaux sur les difficultés et les problèmes de droit commun en milieu rural. J’identifie clairement un « malus de genre » pour paraphraser une observatrice professionnelle ainsi que le fait que ces vies de femmes en ruralité ne soient pas racontées.

Pour ce projet, dans une veille constante, j’inscris en milieu rural au cœur de son ADN. Je conçois un site internet, un groupe, une page FB, un profil Instagram, rédige des articles qui visent à apporter, d’une part, une information vérifiée, un bilan transparent des animations et de nos difficultés rencontrées, d’autre part, qui invitent à une réflexion collective en termes d’accès aux droits, de constats.

Dans cette logique d’intelligence collective, d‘innovation sociétale, des pistes sérieuses émergent. Une écoute attentive, entreprise à partir de 2022, a permis l’expression de besoins clairs.

En 2025, je souhaite partager ces résultats locaux. Je sollicite des structures mais le temps politique est long, toujours trop long, il empêche, à ce jour, la réalisation donc la mise en accès de ces résultats.

Dans un même temps, j’apporte une iconographie locale à un village qui ne se voit pas, en prenant des photos. Pro active, je sensibilise à cette pratique via des cours. Je conçois des supports de médiation, des outils pour une communication créative et accessible.

Je réponds à des appels à participation nationaux, monte des dossiers. J’ai construit une programmation diversifiée avec des animations en faveur du /de la :

  • Développement durable (DD)
  • Biodiversité ordinaire ordinaire
  • Education artistique et culturelle (EAC)
  • Pratiques culturelles amateures
  • La santé (activités physiques, Octobre Rose, santé mentale: jardinage)
  • L’emploi
  • Economie bas carbone
  • Agriculture bio locale
  • Seconde main

NB/ Ces animations suscitent tantôt la surprise tantôt la méfiance et remportent l’adhésion grâce à plusieurs méthodes de travail:

  • Animations pluridisciplinaires
  • Aucun savoir spécifique/technique n’est attendu
  • Pas d’obligation d’adhésion pour participer aux animations
  • Qualité des propositions (les animations sont fouillées, argumentées, participatives et réflexives)
  • Proposition de temps d’échange hors espaces dédiés
  • Travailler avec une constante sociale: le prix d’accès à ces animations
  • Nourrir une réflexion participative sur les préjugés, les stigmates et la méconnaissance en créant les conditions favorables à l’expression d’une parole libre
  • La place omniprésente du partage

La complexité de compréhension et d’analyse de cette ruralité de Haute-Vienne (habitat, économie, créativité et vie locale) permet, toutefois, de dégager ces remarques:

  • La non linéarité des trajectoires de ses habitantes et habitants
  • Le fait qu’une grande partie de ces parcours de vie ne soient pas écoutés, entendus
  • Le fait que ces vies ne soient pas racontées dans leur quotidien
  • Le nombre de mandats des maires (leur présence en années)
  • L’âge des maires
  • La surreprésentation masculine des bureaux associatifs (présidents) et son manque de renouvellement
  • La surreprésentation masculine dans les instances décisionnelles
  • La méfiance d’une possible gentrification
  • L’omniprésence voire l’ingérence politique (vie associative)
  • La mise en concurrence de petits territoires ruraux qui vient abîmer les relations, empêcher les collaborations
  • Le manque d’ouverture des structures
  • La non prise en compte de la société civile, le non participatif
  • Le non recours à des appels à participation
  • Un manque de transparence
  • Un découpage des communautés de communes contre productifs
  • Le non dialogue entre départements limitrophes, nous sommes tout à côté de la Dordogne et de la Charente.
  • Des volontés monopolistiques, notamment à Saint-Junien, périlleuses pour les communes des environs, notamment, au regard de l’offre culturelle.
  • L’écrasement ressenti par les petites communes vis à vis de Saint-Junien
  • Saint-Junien n’est pas une locomotive mais une source d’empêchement en raison d’une mise en concurrence perçue comme quasi déloyale
  • Le fait d’être enclavé (sans transport en commun – Rochechouart)
  • L’absence de lutte contre l’autosolisme
  • Un manque de solidarité inter associatif
  • Une demande, non satisfaite, d’explications, d’informations, de savoirs concernant le climat
  • Une demande de clarification attendue sur le sujet du radon

Isabelle Pompe, le 23 janvier 2026